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Communiqué de presse SNICS-FSU Santé à l’Ecole : Avis de tempête!

Alors que les gouvernements successifs n'ont eu de cesse de développer la dimension éducative de la politique de santé à l’École, dans les milieux de vie au plus près des élèves au service de leur réussite scolaire, ce gouvernement s’enferre dans une vision médico-centrée avec le projet de ressusciter un service de santé scolaire mis en extinction par la représentation nationale en 1982 car reconnu « obsolète, inefficace et inadapté à l’École et à l’évolution de l’état sanitaire des jeunes »

L'annonce de notre ministre d'inscrire la politique de santé à l'école dans le cadre de la politique de santé publique conjuguée à la mise en place d'un parcours de coordination renforcée santé-accueil-éducation de l'enfant de 0 à 6 ans conduisent inévitablement au démantèlement et à l'externalisation de la politique éducative de santé en faveur des élèves.
Les infirmier.e.s de l'éducation nationale refusent de s’inscrire dans ce concept hygiéniste, archaïque et corporatiste de la santé à l’École.
Attaché.e .s à la spécificité de la profession au sein d'une équipe éducative et pédagogique, au service des élèves, les infirmier.e.s organisent un congrès national extraordinaire ce 22 janvier, elles iront dans la rue pour rester a l’École demain.

« DANS LA RUE AUJOURD’HUI POUR RESTER A L’ÉCOLE DEMAIN »

Contact presse :
S. Guereschi 06 87 89 13 34

C. Cordier 06 50 83 63 23
C. Pourvendier 06 79 78 89 85



Mobilisons-nous !

Parce que nous sommes tou.te.s Infirmièr.e.s de l’Éducation nationale, que la défense de notre profession et la qualité des soins que nous apportons aux élèves sont nos uniques objectifs, le SNICS s’engage, se mobilise et vous mobilise avec succès depuis 25 ans ! 

Face aux volontés affichées de retour à un service de santé scolaire et à des décideurs fragilisés, UNISSONS NOUS pour défendre et faire reconnaître  notre exercice au service des élèves et des étudiants. 

Le 22 janvier SOYONS NOMBREUX, réveillons notre ministère et exigeons des avancées !


"Les missions des infirmières et médecins scolaires sont très cloisonnées..Pensez-vous revenir sur la définition de ces missions?"

Stéphanie RIST

Médecin, Députée

"...dans le nouveau contexte créé dans la coopération renforcée avec le Ministère de la Santé"..."
"Multidisciplinarité...Nous allons faire en sorte que nos moyens humains et nos moyens matériels soient mieux articulés, plus cohérents et parfois puissent aussi être dans des lieux communs pour être plus efficaces..."

Tous ces sujets feront l'objet "d'une attention soutenue en lien avec les collectivités locales"

Michel BLANQUER

Ministre de l'Education Nationale

"Nous avons un travail à faire, ARS, Recteur, pour mieux coordonner les actions de l'ensemble des intervenants"..."il faut qu'on engage une concertation"..." comment créer du lien entre ces professionnels...entre le milieu scolaire et l'extra-scolaire...également les centres de santé"...

Agnès BUZYN

Ministre des Solidarités et de la Santé

"...pas facile d'incluer l'ensemble des protagonistes qui sont impliqués dans l'éducation et la santé des enfants"..."

Marie TAMARELLE-VERHAEGHE

Présidente du groupe d'études santé à l'école


Audition du SNMSU-UNSA Éducation février 2017

Petits extraits de l'audition du syndicat majoritaire des médecins de l’EN qui a eu lieu en février 2017...

Les médecins de l’éducation nationale en sont majoritairement réduits à faire de la prévention tertiaire (prise en charge des décrocheurs, examen à la demande des élèves les plus bruyants) alors que prévention primaire et promotion de la santé devraient être la règle.
L’accueil/écoute dans les infirmeries du second degré répond à une demande extrêmement diverse allant de l’urgence à la « bobologie », du mal être à la prise en charge d’élèves trop bruyants. Mais correspond-t-elle réellement à un besoin de santé et à une priorité à l’école ? Le mal être des adolescents doit certes être pris en compte. L’enseignant est le premier observateur de l’école. Les stratégies d’accueil/d’écoute/d’aide sont de véritables relations thérapeutiques. L’accueillant doit être en capacité d’analyser la situation et avoir les moyens de la faire évoluer. Il s’agit de bien différencier, dans un premier temps, ce qui relève de la pathologie ce qui nécessite aussi de prendre en compte l’environnement socio-familial. La prise en charge en santé mentale, le bien être à l’école ne peut donc reposer que sur une organisation pluri professionnelle bien identifiée et sur des personnels formés. La présence permanente ou semi permanente du personnel infirmier n’est pas un critère de compétences à retenir.
Le temps de travail très important des personnels infirmiers dans le second degré au détriment du premier degré répond-il aux besoins des élèves ou plutôt à une injonction des chefs d’établissement des collèges et des lycées ?
Le modèle de fonctionnement actuel de la santé scolaire, avec séparation des services, médical et infirmier, existe depuis 2001. A l’origine, en 1991, un service commun de promotion de la santé, médical et infirmier, avait été créé. Si la loi de refondation de l’école a clairement posé la promotion de la santé comme mission de l’école avec des axes d’action, les textes d’application (note de bas page n°3 page 2) n’ont pas réglé les problématiques d’organisation et de pilotage dénoncées dans les rapports cités ci-dessus.
Le modèle de fonctionnement actuel de la santé scolaire, avec séparation des services, médical et infirmier, existe depuis 2001. A l’origine, en 1991, un service commun de promotion de la santé, médical et infirmier, avait été créé. Si la loi de refondation de l’école a clairement posé la promotion de la santé comme mission de l’école avec des axes d’action, les textes d’application (note de bas page n°3 page 2) n’ont pas réglé les problématiques d’organisation et de pilotage dénoncées dans les rapports cités ci-dessus.
Le MEN est un conseiller au sein de l’institution, mais cette institution semble vouloir ignorer cette expertise. Comme si cette expertise pouvait déranger ou déstabiliser... Cette expertise est aussi probablement génératrice de tension, notamment avec d’autres professionnels de santé à l’Éducation nationale qui n’ont pas de compétences spécifiques en santé publique, santé mentale et autres disciplines.
Cette politique de santé doit reposer sur une organisation complémentaire dans et hors l’école. Les priorités dévolues aux personnels de santé de l’éducation nationale doivent reposer sur une organisation fonctionnelle dans le respect des compétences de chacun.

CONGRES EXTRAORDINAIRE AVEC MOBILISATION A PARIS LE 22 JANVIER 2019

Dans le contexte difficile que nous connaissons, les résultats des élections professionnelles sont

sans ambiguïté quant à la légitimité du SNICS à représenter notre profession.

Avec un taux de participation à près de 69 %, les infirmier.ères de l’Éducation nationale ont su se mobiliser pour envoyer deux messages forts en direction du gouvernement.

Nous avons tout d’abord réussi à démontrer notre attachement au dialogue social, aux instances représentatives des personnels et notre refus de voir affaiblir la voix des fonctionnaires.

Cette participation massive et les résultats de ce scrutin sont également un signal fort qui met en évidence la profondeur de nos attentes et notre attachement au concept de Santé à l’École. Notre ministre doit l’entendre !

En ce début d’année, les dossiers à défendre ne manquent pas, nous poursuivons notre plus grand combat. C’est aussi le plus long et il guide les actions du SNICS depuis sa création: la reconnaissance notre spécificité d’exercice.

Ce soin infirmier qui, n’ayons pas peur de le dire, sait répondre aux besoins des élèves, développe leur autonomie et améliore leurs chances de réussir à l’École. Cette présence infirmière au cœur des établissements d’enseignement que certains méconnaissent quand d’autres la déconsidèrent encore aujourd’hui…

Notre participation aux travaux du «parcours de coordination renforcée 0/6ans» nous a permis de mesurer la gravité des dangers qui nous guettent. Les pistes mises en avant vont à l’encontre des missions de 2015 et préconisent même un retour à un « service de santé externalisé sous la responsabilité d'un médecin coordinateur, une sorte de « guichet unique » qui regrouperait les personnels de santé du MEN et ceux de la PMI.

Ces orientations, contre lesquelles nous luttons depuis de nombreuses années, sont inacceptables et marqueraient l’abandon du concept de Santé à l’École et, avec lui, notre spécificité d’exercice.

Nous avons bien entendu fait part de nos propositions d’amélioration du parcours 0/6ans, dans le respect de nos missions et dans l’intérêt des élèves, dans la contribution que vous pourrez lire dans ce BBL. Mais nous savons que les contraintes budgétaires sont fortes et avons conscience qu’une vision avant tout comptable du service public sous-tend les actions de l’actuel gouvernement. Nos propositions resteront lettre morte si nous ne construisons pas ensemble un rapport de force suffisant pour permettre à notre profession bien singulière d’être entendue.

Nous refusons d’accepter l’inertie de notre ministère et, avec elle, l’externalisation progressive de la santé à l’École, ou encore d’attendre que les décisions soient prises pour avoir l'illusion d'agir.

Conscient des enjeux, le SNICS prend ses responsabilités en vous invitant à manifester votre mécontentement dans la rue. Nous affirmerons les avancées des textes de 2015, dénoncerons les inepties des orientations défendues par certains et défendrons notre place au sein des équipes pédagogiques.

 

Exigeons la reconnaissance de notre spécialité sans plus attendre !

Soyons le plus nombreux-ses possible ce mardi 22 janvier 2019 à Paris,

« DANS LA RUE AUJOURD’HUI, POUR RESTER À L’ÉCOLE DEMAIN ! ».


RDV CONGRES EXTRAORDINAIRE
10 HEURES
BOURSE DU TRAVAIL 2 RUE DU CHÂTEAU D'EAU PARIS
(MÉTRO RÉPUBLIQUE - LIGNE 5)


TELECHARGEZ ICI LA CONVOCATION AU CONGRES DU MARDI 22 JANVIER A PARIS

Prenez dès aujourd’hui contact avec vos responsables syndicaux académiques ou départementales  pour participer à l'action spécifique infirmière du 22 Janvier 2019 ! Ceux-ci vous donneront toutes les modalités nécessaires.


Les délais de dépôt de demandes d'autorisations spéciales d'absence pour participer à un congrès sont de 3 jours avant la tenue du congrès. Nous vous conseillons cependant de la déposer ou de l'envoyer 8 jours avant. Cette autorisation couvre non seulement la durée de la réunion mais également les délais de route pour s'y rendre.


En général, il n'y a pas de réponse, ce qui vaut accord puisque cette autorisation sociale d'absence est de droit (article 13 du décret F P. n° 82-447 et la note de service Education Nationale n° 85-043). Si l'accord vous était refusé, le refus devrait alors être justifié. En effet, cette autorisation étant de droit, on ne peut vous opposer ni « pseudo réquisition » puisque seul le préfet a pouvoir de réquisitionner, ni « nécessité absolue de service » sauf situation particulièrement grave, exceptionnelle et dûment prouvée.


Si vous aviez des difficultés à faire appliquer vos droits pour participer à ce congrès, n’hésitez pas à le signaler d’urgence à vos responsables syndicales académiques ou même nationales.

Préparez des slogans, des banderoles, vos blouses blanches portant des inscriptions, etc... Amenez vos appareils photos !


Demande d'audience au Ministre de l'Éducation nationale

Monsieur le Ministre,

J’ai l’honneur de solliciter une audience au nom du SNICS FSU, syndicat majoritaire à 58% auprès des infirmier.ères de l’Education nationale. Les récentes élections professionnelles ont réaffirmé sans ambiguïté la légitimité du SNICS FSU à représenter les infirmier.ères de l’Education nationale pour défendre avec force et conviction leur place et leur rôle essentiel au sein des établissements, au service des élèves et étudiant.es pour lutter contre les inégalités et améliorer leur réussite scolaire.

Les travaux en cours du séminaire 0/ 6 ans et les orientations d’externalisation envisagées conjugués à l’absence d’ambition de notre ministère pour la politique de santé à l’Ecole et le manque de reconnaissance accordée à notre profession poussent les infirmier.ères à manifester leur mécontentement.

Conformément aux statuts de notre organisation syndicale, le Conseil National du SNICS-FSU a décidé de tenir un congrès extraordinaire le 22 janvier 2019 prochain à Paris. Ce même jour, dans l’après-midi, nous nous rassemblerons place de L’odéon pour aller jusqu’au ministère de l’Éducation nationale.

L’objectif de cette action est, une nouvelle fois, de faire respecter les textes de novembre 2015 relatifs aux missions des infirmiers.ères de l’Education nationale, de demeurer sous l’autorité hiérarchique de votre ministère. Ils- elles exigent aussi la reconnaissance de la spécialité sanctionnée par un diplôme de master, des formations continues de qualité afin de pouvoir répondre aux besoins des 15 millions d’élèves et étudiant.es qui viennent librement chaque année les consulter.


#InfirmièresOubliées

Les infirmier.e.s sont les grands oubliés du Plan Santé 2022 alors qu’ils espéraient enfin trouver leur juste place dans le système de santé. C’est pourquoi 16 organisations de la profession ont appellé à une mobilisation générale le 20 novembre 2018

L’union fait la force.

Le renouvellement de vos représentant.es du 29 novembre au 6 décembre est un enjeu collectif.

ONI parution du décret d’inscription automatique

Le mot d’ordre du SNICS: IL est urgent de ne rien faire !!!

Service Sanitaire quel impact pour notre profession

Les pivots de la santé à l’école devraient être incontournables !

Contact

Vos Responsables Académiques

Le Bureau National

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Coordonnées

SNICS
46 avenue d'Ivry
75013 PARIS

Téléphone : 01 42 22 44 52
http://www.snics.org
snics@wanadoo.fr