Une Loi de CONFIANCE à l'origine d'un mouvement unitaire de DÉFIANCE …

Communiqué de presse SNICS-FSU, 13 juin 2019

LOI BLANQUER

VICTOIRE des infirmier.es de l'Éducation nationale


Grâce à la pugnacité du SNICS-FSU, la politique éducative sociale et de santé et le personnel infirmier restent uniquement sous la gouvernance et la responsabilité du ministère de l'Education nationale,

EXIT LE SERVICE DE MEDECINE DE PREVENTION EN INTERMINISTERIEL

Grâce à la ténacité et à l’argumentaire du SNICS-FSU,

EXIT LE SERVICE DE SANTE SCOLAIRE SOUS FORME D'UNE EQUIPE PLURI PROFESSIONNELLE PLACEE SOUS L'AUTORITE MEDICALE

Les infirmier.es de l'éducation nationale se sont mobilisé.es à plusieurs reprises pour la promotion de la Santé à l'Ecole au service de la réussite scolaire.


Réunis en commission paritaire mixte le 13 juin, les Députés et les Sénateurs ont suivi les préconisations du SNICS-FSU et des infirmier.es de l’Éducation nationale, ils proposent:

● Amélioration de l’article 2 ter ; visite médicale de 3-4 ans, réalisée par la PMI, et réintroduction de la visite médicale de la sixième année.

● Suppression de l’article 16 bis qui est actée.
Le service sous forme d’équipe pluriprofessionnelle disparait !

● Introduction dans la loi, par l’article 16 ter, de la délivrance des médicaments pour les infirmier.e.s de l’Éducation nationale.


Le SNICS-FSU a défendu les revendications légitimes des infirmier.es de l’Éducation nationale, il continuera sans relâche à défendre le concept de Santé à l’École au service des élèves.

Les infirmier.es de l’Éducation nationale resteront au sein de l’équipe pédagogique et éducative. Ils-Elles continueront d’assurer les soins préventifs et curatifs ainsi que la prévention des problèmes essentiels que peuvent rencontrer les élèves et qui nécessitent des réponses adaptées et personnalisées, notamment en termes d’accueil, d’écoute, d’accompagnement et de suivi.

Contact presse :
Saphia Guereschi     06 87 89 13 34    
Catherine Cordier    06 50 83 63 23
Carole Pourvendier  06 79 78 89 85

Communiqué de presse SNICS-FSU, 11 juin 2019

« BLACK DAY LE 11 JUIN »

MOBILISATION NATIONALE DES INFIRMIER.ES DE L’ÉDUCATION NATIONALE

La politique éducative de santé en faveur des élèves va radicalement changer par la volonté du Ministre de ne pas prendre en compte les besoins en santé des élèves et l’expertise des 8000 infirmier.es quotidiennement engagé.es au sein des établissements scolaires.

Les mobilisations importantes de ces derniers mois, les inquiétudes des personnels et des élèves n’ont reçu aucune écoute véritable du Ministre. La gravité de la situation a conduit le SNICS-FSU à agir pour combattre le projet de démantèlement du concept de Santé à l’Ecole porté par la loi dite de confiance.

Le SNICS-FSU a fait le choix d’organiser une journée de mobilisation le 11 juin, en amont de la commission mixte paritaire du 13 juin, pour que le Ministre prenne la mesure des revendications légitimes du personnel infirmier et des élèves dont il a la charge.

Le SNICS-FSU veut envoyer un signal fort au Ministre et lui rappelle que les missions et la présence d’infirmier.es au sein de l’équipe éducative constituent un facteur essentiel de bien être et de réussite scolaire.

OUI AU CONCEPT DE SANTÉ A L’ÉCOLE
NON A UNE VISION ARCHAÏQUE QUI IGNORE LES BESOINS RÉELS EN SANTÉ DES ÉLÈVES

Contact presse :
Saphia Guereschi     06 87 89 13 34    
Catherine Cordier    06 50 83 63 23
Carole Pourvendier  06 79 78 89 85

« Il n’y aura pas d’école de la confiance sans concertation »

Le SNICS-FSU et les personnels infirmiers qu’il représente sont choqués de la teneur du communiqué de presse  de  Mme Tamarelle-Verhaeghe, députée de l’Eure et médecin scolaire jusqu’en 2006. Elle y affirme sans vergogne que le Sénat a voté la suppression de l’article 16 bis du projet de loi pour une école de la confiance par aveuglement face aux pressions des syndicats.

Madame Tamarelle-Verhaeghe omet de préciser qu’elle a délibérément refusé d’auditionner les syndicats infirmiers de l’Éducation nationale, préférant introduire dans la loi à l’Assemblée nationale, en catimini et sans aucune concertation, des amendements délétères pour la réussite scolaire des élèves, la promotion de la santé à l’école et l’exercice infirmier à l’Éducation nationale.

Elle affirme sans détours que ses inquiétudes sont confirmées par différents rapports soigneusement choisis, dont celui de l’Académie de médecine émaillé de données inexactes et erronées et réalisé sans avoir recueilli l’expertise de 8000 des 9000 professionnels de santé exerçant à l’Éducation Nationale.
Comment comprendre que les infirmier.es de l’Éducation nationale soient systématiquement évincés des débats ?

Madame la députée semble ignorer que, depuis de nombreuses années, les infirmier.es de l’Éducation nationale collaborent et coopèrent avec l’ensemble de la communauté éducative dont les acteurs du champ médico-social à l’école pour la réussite scolaire de tous les élèves. Elle passe sous silence les  deux années de travaux initiés par la Loi de refondation de l’École qui ont abouti, en novembre 2015, à la rénovation complète de la  politique éducative, sociale et de santé à l’École et notamment de sa gouvernance. Il n’y a pas d’aveuglement dans la suppression du service de santé introduit dans l’article 16 bis, c’est bien l’impartialité et la lucidité du Sénat qui lui ont permis la suppression de cet article à l’unanimité.


Elle passe sous silence que le modèle proposé, à travers l’article 16 bis, d’un service de santé scolaire placé sous l’autorité d’un médecin qui intégrerait sous forme d’équipe pluriprofessionnelle les infirmier.es et les assistant.es de service social, a déjà existé. Il a été dissous en 1984 par  la représentation nationale qui considérait ce service comme  « obsolète, inefficace et inadapté à l’école et aux besoins en santé des jeunes ».

Madame la députée refuse d’entendre l’ensemble des infirmier.es, des assistant.es de service social, des psychologues, des chefs d’établissement et des enseignant.es qui ne partagent pas son analyse et refusent en bloc ses  propositions. L’équipe pluriprofessionnelle en charge de la promotion de la santé à l’École est l’équipe pédagogique et éducative, l’espace commun d’échanges multiples et de rencontres doit rester l’École.

Le SNICS-FSU s’alarme  des affirmations et des amendements déposés par Madame la députée qui font prévaloir les conservatismes et l’enjeu corporatiste sur l’intérêt des élèves. Le projet de loi consacré à la santé à l’école, défendu par Madame Tamarelle-Verhaeghe, députée et présidente du groupe d’études « santé à l’école », témoigne de l’improvisation et de la précipitation faisant fi de la concertation et du dialogue social.

Le SNICS-FSU s’inquiète pour l’avenir de la promotion de la santé à l’école et alerte sur la méconnaissance des réels besoins en santé des élèves.

20 mai 2019: Restons mobilisé.es !

Exigeant et déterminé

Dans la continuité de la manifestation du 07 mai dernier et fort d’un millier de collègues dans les rues parisiennes, le SNICS a poursuivi son action en direction de notre ministère. Nous avons également interpellé le premier ministre pour lui faire part de notre indignation.
En parallèle aux échanges nourris avec plusieurs groupes parlementaires, le SNICS a été présent au Sénat durant les débats.

Notre pugnacité, nos propositions et nos combats nous ont permis d’obtenir

La suppression de l’article 16 bis a été voté à l’unanimité!!! L’article 16 est tombé et avec lui c’est l’équipe pluri-professionnelle en charge de la promotion de la santé qui disparaît de la loi.

Un amendement gouvernemental à l’article 16 ter a été adopté. Cet amendement semble vouloir circonscrire les prescriptions des médecins de l’éducation nationale aux actes remboursés par la sécurité sociale. Cette précision limitera les dérives de prescriptions internes mais rien n’en donne l’assurance.

Ce nouvel article a le mérite d’avoir inscrit dans la loi la délivrance des médicaments en vente libre par les infirmier.es de l’Éducation nationale. Un grand pas de plus pour les infirmières de l’éducation nationale et pour l’ensemble de notre profession. Il conviendra de rester vigilants au décret d’application et surtout d’éviter le recours systématique pour avis à un médecin ou à la famille avant d' administrer tout médicament.

Quant à l’article 2 ter, un amendement gouvernemental a été adopté. Le nouvel article 2ter est loin d’être satisfaisant.

Il a l’avantage d’avoir réintroduit ou maintenu les deux bilans existants: 3ème année par la PMI et 6ème année par X. Mais attention la rédaction de cet article est douteuse ou pour le moins sujette à confusion.

Il ne s’agit plus de « visites médicales » mais de simples « visites » … aussi les visites qui n’auront pu être assurées par la PMI ( soit 30 à 50% de ces examens) seront du ressort des « professionnels de santé l’Éducation nationale »…

Comme vous pouvez le voir dans les vidéos que vous trouverez sur notre site internet, le ministre a cité nommément les médecins de l’Éducation nationale mais c’est insuffisant.

Une bataille est gagnée mais pas la guerre, le combat continue

Après 4 journées d’âpres discussions au Sénat, le texte de loi pour une école de la confiance fera l’objet d’un vote solennel ce mardi 21 mai. Par la suite, les articles 2 ter, 16 bis et ter ayant été modifiés, ils pourront être revus par la commission paritaire mixte (sénateurs et députés).

Pour une profession autonome, émancipée, nous continuons de nous défendre

Obtenons à minima le respect des textes et des engagements de 2015

Pour nos élèves, ne lâchons rien!

Amendements soutenus par le SNICS

Débat au Sénat de la loi École de la confiance

Article 2ter
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Article 16bis
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Article 16ter
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Vidéo du Dr Kpot du magazine Causette à la SG du SNICS

Vidéo Facebook de Dr Kapot pour Causette.
C’était avant la réunion au ministère et la désillusion. Mais le combat n’est pas terminé. Mobilisons nous tou.te.s car les infirmiers et infirmières scolaires sont des acteurs et actrices de premier plan dans l’accompagnement de nos jeunes ! Parents, vous êtes concernés.
https://www.facebook.com/drkpote/videos/671819329925072/

Vidéo du Dr Kpot du magazine Causette au SNICS Nantes par Dr Kpot de Causette à propos de la Loi Ecole de laConfiance

Manif IDE EN @DrKpote CAUSETTE rendu devant le @Senat pour rencontrer ces infirmiers.ières scolaires

https://twitter.com/causettelemag/status/1125785284409475074?s=12

Toutes-tous à Paris le 7 mai !

EXIGEANT ET DETERMINE !

Le SNICS a toujours combattu une structuration de type service de santé scolaire, avec une vision médico-centrée, piloté et gouverné en interministériel car il ne répondait pas aux besoins en santé des élèves. Ce service a d’ailleurs été dissous en 1984 par la représentation nationale qui le considérait « obsolète, inefficace et inadapté à l’école et à l’état sanitaire des jeunes »

Profitant de la loi pour une école de la confiance, des parlementaire médecins, encouragés par le ministre de l’Éducation Nationale, ont déposé des amendements en catimini pour revenir, sans dialogue social, sur les arbitrages et les orientations de la politique éducative sociale et de santé pour laquelle nous nous sommes battu.es en 2015. Sous couvert "d'équipe pluri-professionnelle", l'amendement propose le retour d’un service de santé, piloté par les médecins qui deviendront les seuls responsables de la promotion de la santé à l’École.

CE QUE LES COMBATS DU SNICS ONT PERMIS D'OBTENIR

Une fois encore, le SNICS a réagi avec force et fermeté, notre mobilisation du 22 janvier dernier a servi de levier pour faire tomber des amendements délétères pour les élèves et notre profession : ceux demandant un service de prévention en interministériel. Le SNICS continue le combat.

POUR UNE PROFESSION AUTONOME ET EMANCIPEE

Nous demandons la suppression des articles 2 ter, 16 bis et 16 ter de la loi pour une école de la confiance car ils transforment en profondeur le concept de santé à l’école, celui de la réussite de tous les élèves.
En recréant un service de santé au sein du ministère de l’Éducation Nationale, le danger est grand de voir disparaître nos missions d'accueil, d'écoute, d'accompagnement et de suivi individualisé des élèves et étudiant.es.


LE SNICS CONTINUERA DE DEFENDRE

La présence d'infirmier.es de l’Éducation Nationale dans tous les établissements publics au sein de l'équipe pédagogique et éducative sous la hiérarchie du chef d'établissement pour assurer en priorité la promotion de la santé à l’école. Nous n'accepterons aucun lien hiérarchique entre les professions de santé.
Découvrez sur notre site les courriers et actions du SNICS en direction du Gouvernement, de notre Ministre et de l'ensemble des Député.es et Sénatrices-Sénateurs ainsi que nos propositions d'amélioration de cette loi : délivrance des médicaments, accès à la prévention, formation, dossier infirmier numérique ...


POUR UN SYNDICALISME D'UNITE, DE PROPOSITION ET D'ACTION


Cette loi indigne pourtant dite de « confiance » a été votée sans consulter 8000 des 9000 professionnels de santé de l’Éducation Nationale. En l’état, son impact sur les missions des infirmier.es de l’Éducation Nationale sera majeur, avec le risque de perdre, à terme, toute autonomie professionnelle.

La réussite scolaire de tous les élèves est sacrifiée au bénéfice d’intérêts corporatistes.

Le SNICS met tout en œuvre pour combattre, dans l'unité, ce projet mortifère pour la profession et pour les élèves.
Nous avons re-sollicité une intersyndicale avec le SNIES:

NOUS NOUS SOMMES MOBILISES A PARIS DANS L'UNITE


LE MARDI 07 MAI 2019


ENSEMBLE POUR GAGNER, les articles 2 ter, 16 bis et 16 ter doivent disparaître!

Les attaques contre la profession viennent de toutes parts. La loi pour une école de la confiance, la loi de transformation de notre système de santé et bien sur la loi de transformation de la fonction publique impactent gravement l’avenir des fonctionnaires et des infirmier.e.s de l’éducation nationale.

Cette loi pour une école de la confiance, a été votée à l’assemblée nationale le 19 février, sans dialogue social et en procédure accélérée . Comment penser qu’une semaine de débats parlementaires puisse permettre à la représentation nationale d’en saisir les enjeux et les conséquences. Ca ressemble fort à un déni de démocratie !?

Le SNICS dénonce le fond mais aussi la méthode qui consiste à déposer des amendements en catimini pour revenir sur les arbitrages et les orientations politiques de la loi pour la refondation de l’Ecole de la République,  dont  les textes concernant la politique éducative sociale et de santé publiés en  2015 sont issus.

Nous avons réussi à faire tomber les amendements qui demandaient un service de prévention en interministériel et ceux concernant un service de santé piloté par les médecins, mais le combat continue ; « le diable est dans les détails ». (Souvenons-nous du fameux « peut participer » concernant la visite médicale de la sixième année dans la circulaire de missions de 2001…)


Nous demandons la suppression des articles 2 ter, 16 bis et 16 ter de la loi en ce qu’ils transforment en profondeur le concept de santé à l’école en recréant un service de santé au sein du MEN. A terme, c’est l’accueil et l’écoute des élèves et étudiants par des infirmier.e.s de l’Education nationale dans leur lieu de vie qui disparaitra !

Dans le respect de notre syndicalisme toujours force de propositions, d'unité et d'action, le SNICS est à l'initiative de plusieurs intersyndicales : SNPDEN, SNupden-FSU, SNES-Psy-FSU ; SNUIpp-Psy-FSU, SNUAS-FP-FSU, SNPDEN-UNSA et le SNIES-UNSA

Le 20 février 2019, soit près d'une année après notre demande, et le lendemain du vote de la loi à l'assemblée nationale, le groupe de travail présidé par Mme Tamarelle a daigné nous recevoir…

Projet de loi de santé

Les députées, Mesdames Rist et Tamarelle V, médecins, ont été toutes deux respectivement nommées « Rapporteurs du texte de loi de transformation du système de santé l’une pour le parlement et l’autre pour LaRem »… Nul doute que les projets d’amendements pour la création du service de prévention seront redéposés. Le combat se poursuit sur la loi de transformation de notre système de santé en cours d’examen.
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Les nombreux courriers et interventions du SNICS ont permis la tenue d’une table ronde au Sénat début mars, nous y avons porté nos amendements de suppression des articles 2 ter, 16 bis et 16 ter et défendu nos mandats d’émancipation de la profession. Sans présumer des modifications apportées par la commission, le rapporteur du texte au sénat a quasiment acté la suppression du 2 ter. Pour le 16 bis, l’équipe professionnelle tend à disparaître, il nous faut continuer à débattre et à nous battre encore et encore pour faire entendre la voix et l’expertise des infirmier.e.s.

Tout comme nous et pour des raisons similaires, la FSU est totalement opposée à ce projet de loi. Des courriers ont été adressés à l’ensemble des élu.e.s pour leur demander de ne pas voter ce texte, écrit dans la précipitation et sans dialogue social.
Elle appelle a participer à la mobilisation nationale du 30 mars


« Pour l'abandon de la loi Blanquer - Pour la priorité au service public d'éducation - Pour d'autres perspectives ambitieuses pour les élèves et les personnels
- Pour une véritable reconnaissance de nos métiers »

14 février 2019: Amendement, Structuration de type service de la santé à l'Ecole

Le SNICS a toujours combattu une structuration de type service de la santé à l’École avec une vision médico-centrée pilotée et gouvernée en interministériel parce que ca ne répondait pas aux besoins en santé des élèves.
L'amendement en pièce jointe porté par des parlementaires médecins, dont certains de l'éducation nationale, instaure un service piloté par les médecins scolaires (qui deviendraient de fait nos chefs de Service) sous la gouvernance du ministère de la santé et de l'éducation nationale.
C'est un changement complet de paradigme et des missions des infirmier.e.s de l'éducation nationale qui perdent donc toute autonomie professionnelle.

La réussite scolaire de tous les élèves est sacrifiée au bénéfice d’intérêts corporatistes.

Le SNICS mettra tout en œuvre pour combattre dans l'unité ce projet mortifère pour la profession et pour les élèves. Nous re-sollicitons une intersyndicale.

29 janvier 2019 Question au Ministre de l'EN de M. Cyrille Isaac Sibille

La médecine scolaire et la nouvelle structuration envisagée ont été abordées lors des questions au gouvernement en séance à l'Assemblée nationale le mardi 29 janvier 2019.

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Monsieur Cyrille Isaac Sibille, député du Rhône, médecin, vice-président de la commission parlementaire « santé à l’Ecole » et Mme Tamarelle, députée de l’Eure, ancien médecin scolaire et présidente de la commission parlementaire « santé à l’Ecole », posent la question suivante au ministre de l’Education nationale :


 « Ma question porte sur la médecine scolaire… vous avez sous votre autorité les médecins, infirmiers et psychologues… votre projet de loi pour l'Ecole de la confiance pourrait-il être l'occasion de créer un service  de médecine scolaire reconnu comme tel et un corps interministériel portant statut commun pour les médecins de prévention?"

Notre ministre lui répond :

" je souscris à tous vos propos et veux aller plus loin avec la mission confiée au Dr. Stéphanie Rist et au Dr. Marie-Sophie Barthet-Derien…rendre effective la visite obligatoire… en l’avançant à 3 ans … cela passe par une collaboration avec le ministère de la santé… cela peut passer pourquoi pas par des amendements à l'occasion du projet de loi de la confiance.. J’affirme des objectifs qui sont  en totale syntonie avec ce que vous avez dit mais qui ne sont pas forcément d’ordre législatif quant à leur application et donc c'est aussi réglementairement qu’avec Agnès Buzyn nous allons avancer pour l'effectivité d'une bonne santé de tous nos enfants"

ANALYSE DU SNICS :

ANALYSE DU SNICS :

Les propos du ministre sont explicites et s’orientent vers un changement de paradigme en s’inscrivant dans le cadre d’une politique de santé publique au détriment d’une politique de santé à l’École en faveur des élèves.

Si d'aucuns doutaient de notre avenir à  l’Éducation Nationale au sein de l'équipe pédagogique et éducative, les orientations sont clairement posées par la question des députés et par la réponse de notre ministre qui, sans en prononcer les mots, vient d’acter son accord pour la création d'un service de médecine de prévention interministériel et appelle les députés  à amender le projet de loi d’une école pour la confiance. 

Nous sommes au cœur d’une coopération entre le ministère de l’Éducation nationale et de la Santé dans une vision médico-centrée. 

Un service de prévention gouverné par une autorité médicale et une hiérarchie fonctionnelle … avec comme objectif principal l’effectivité des examens de dépistage obligatoires.

Ces futures orientations des ministres de l’Éducation nationale et de la Santé sont édifiantes car elles ne répondront ni aux besoins en santé des élèves ni à leur réussite scolaire. Cette politique a d’ailleurs été abandonnée en 1984 et le service de santé scolaire a été dissout car « inefficace, obsolète et inadapté à L’École ».

Le SNICS et les infirmier.e.s de l’Education nationale vont continuer de se battre pour refuser l'externalisation et la vision archaïque médico-centrée de la politique de santé à l’Ecole voulue par notre ministre.

L'ÉCOLE PROMOTRICE DE SANTE : UN LEURRE

Communiqué de presse SNICS-FSU du 23 janvier 2019

À l'appel du SNICS-FSU, 800 infirmier.e.s de l'Éducation nationale le 22 janvier 2019 se sont mobilisé.e.s pour affirmer leur attachement au concept de la santé à l'école au sein d'une équipe éducative et pédagogique sous la gouvernance et la responsabilité du ministère de l'Éducation nationale.

Le ministre affirme vouloir garder les personnels infirmiers au sein du ministère de l'Èducation nationale tout en précisant qu'il prendra des orientations et des décisions début mars suite aux travaux du parcours de coordination renforcée santé-accueil-éducation 0-6ans.

Le ministre fait fi de la loi de refondation de l'École, de la loi de modernisation de notre système de santé, du mécontentement des infirmier.e.s et du dialogue social. La colère monte. Les inquiétudes des infirmier.e.s sont fondées et confirmées par la teneur et la vacuité des réponses de notre ministère.

Les infirmier.e.s et le SNICS restent et resteront mobilisé.e.s

Santé à l'École : Avis de tempête !

Alors que les gouvernements successifs n'ont eu de cesse de développer la dimension éducative de la politique de santé à l'École, dans les milieux de vie au plus près des élèves au service de leur réussite scolaire, ce gouvernement s'enferre dans une vision médico-centrée avec le projet de ressusciter un service de santé scolaire mis en extinction par la représentation nationale en 1982 car reconnu « obsolète, inefficace et inadapté à l'École et à l’évolution de l’état sanitaire des jeunes »

L'annonce de notre ministre d'inscrire la politique de santé à l'école dans le cadre de la politique de santé publique conjuguée à la mise en place d'un parcours de coordination renforcée santé-accueil-éducation de l'enfant de 0 à 6 ans conduisent inévitablement au démantèlement et à l'externalisation de la politique éducative de santé en faveur des élèves.
Les infirmier.e.s de l'éducation nationale refusent de s'inscrire dans ce concept hygiéniste, archaïque et corporatiste de la santé à l'École.
Attaché.e .s à la spécificité de la profession au sein d'une équipe éducative et pédagogique, au service des élèves, les infirmier.e.s organisent un congrès national extraordinaire ce 22 janvier, elles iront dans la rue pour rester a l'École demain.

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Audition du SNMSU-UNSA Éducation février 2017

Petits extraits de l'audition du syndicat majoritaire des médecins de l’EN qui a eu lieu en février 2017...

" Les médecins de l'éducation nationale en sont majoritairement réduits à faire de la prévention tertiaire (prise en charge des décrocheurs, examen à la demande des élèves les plus bruyants) alors que prévention primaire et promotion de la santé devraient être la règle. "

" L'accueil/écoute dans les infirmeries du second degré répond à une demande extrêmement diverse allant de l’urgence à la « bobologie », du mal être à la prise en charge d'élèves trop bruyants. Mais correspond-t-elle réellement à un besoin de santé et à une priorité à l'école ? Le mal être des adolescents doit certes être pris en compte. L'enseignant est le premier observateur de l’école. Les stratégies d'accueil/d'écoute/d'aide sont de véritables relations thérapeutiques. L'accueillant doit être en capacité d'analyser la situation et avoir les moyens de la faire évoluer. Il s'agit de bien différencier, dans un premier temps, ce qui relève de la pathologie ce qui nécessite aussi de prendre en compte l'environnement socio-familial. La prise en charge en santé mentale, le bien être à l'école ne peut donc reposer que sur une organisation pluri professionnelle bien identifiée et sur des personnels formés. La présence permanente ou semi permanente du personnel infirmier n’est pas un critère de compétences à retenir. "

" Le temps de travail très important des personnels infirmiers dans le second degré au détriment du premier degré répond-il aux besoins des élèves ou plutôt à une injonction des chefs d'établissement des collèges et des lycées ? "

" Le modèle de fonctionnement actuel de la santé scolaire, avec séparation des services, médical et infirmier, existe depuis 2001. A l’origine, en 1991, un service commun de promotion de la santé, médical et infirmier, avait été créé. Si la loi de refondation de l'école a clairement posé la promotion de la santé comme mission de l'école avec des axes d'action, les textes d'application (note de bas page n°3 page 2) n’ont pas réglé les problématiques d'organisation et de pilotage dénoncées dans les rapports cités ci-dessus.

Le MEN est un conseiller au sein de l'institution, mais cette institution semble vouloir ignorer cette expertise. Comme si cette expertise pouvait déranger ou déstabiliser...

Cette politique de santé doit reposer sur une organisation complémentaire dans et hors l'école. Les priorités dévolues aux personnels de santé de l'éducation nationale doivent reposer sur une organisation fonctionnelle dans le respect des compétences de chacun.