Ensemble, défendons sans relâche ce qui nous semble juste .

Capture BBL 98

Nous tenons, tout d’abord, à vous souhaiter une belle rentrée!

Avec des réformes en cascade dont plusieurs nous impactent, les derniers mois ont été intenses pour essayer de garder notre place à l’Éducation nationale et nos missions au service des élèves et de leur réussite scolaire.

À travers trois manifestations - 22 janvier, 7 mai et 11 juin - dont une en intersyndicale - le combat a payé et les parlementaires ont repris nos arguments.

Ensemble, nous avons obligé notre ministère à renoncer au service inter-ministériel de prévention, au service de santé scolaire sous forme d’équipe pluri-professionnelle, à la hiérarchie médicale. Nous avons réussi à faire inscrire dans la loi la capacité de délivrance des médicaments par les infirmier.es de l’Éducation nationale.

C’était une bataille ardue mais la victoire était belle. Nous avions conscience que gagner une bataille n’est pas gagner une guerre et qu’il nous faudrait rester vigilant.es sur les décrets à venir. Et puis stupéfaction ! Le 28 juillet le conseil constitutionnel jugeant l’article 16ter «contraire à la constitution» l’a supprimé.

Quant aux visites médicales de 3-4 ans et 6 ans, le SNICS s’opposera à tout glissement de tâches !

Sans créations de postes infirmiers, c’est par le redéploiement que notre ministère répond à la montée en charge des besoins en santé des élèves et étudiant.es. C’est une aberration ! Revendiquons la création de postes et refusons le saupoudrage des moyens.

À notre demande, enfin, un dialogue social a débuté sur la réactualisation du BO des soins et des urgences. Le projet qui nous a été présenté est assez désespérant, il ressemble curieusement à celui que nous avions refusé en 2014. Là encore un long combat se profile mais nous ne lâcherons rien.

A un niveau plus général, l’ensemble des fonctionnaires sont mis à mal. Alors que nous nous consacrons à offrir un Service public de qualité aux usager.es, le gouvernement nous dénigre en nous présentant comme des « nantis », pour mieux faire passer ses réformes libérales.

Durant l’été, la Loi de transformation de la Fonction publique a été votée. Cette loi entérine la destruction du statut, garant des principes d’égalité et de neutralité, piliers de l’idéal républicain.

Vous comprendrez donc que la rentrée sera ... mouvementée !


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